La côtière : Vivier touristique, développement à la traîne

Pour la première étape du projet Hello Afrika, « Les Aventuriers » ont traversé les villes de Dabou, Grand Lahou, Sassandra en passant par Fresco avant de marquer un arrêt final à San Pedro. Toutes ces villes regorgent de véritables potentialités touristiques de par le paysage écologique et culturel que la nature a bien voulu offrir ces localités. Riche en potentialité culturelle mais à bien regarder, cela ne profite pas au développement. Route dégradée, manque d’activité culturelle, site touristique abandonné, perte du patrimoine historique et culture de tout un peuple. Le touriste est partagé entre la joie de s’y promener et le choc de ces villes quasi-abandonnées. Constat.

« Il faut valoriser notre culture en organisant des rencontres pour promouvoir les richesses touristiques que nous avons », lance Abadgi, 1er notable du chef de Gbougbô. Un Village de la ville de Dabou. Une sorte de cris d’alarme.

Il existe pourtant, plusieurs cérémonies de réjouissance pour mettre en exergue les us et coutumes mais surtout pour attirer du monde. Au fil des années, ces fêtes se sont dissipées dans le temps. « Il y a un réel manque de promotion » renchérit le notable.

Il n’y a pas que les fêtes comme atout touristique. La nature a été généreuse avec les villes qui longent la côtière ivoirienne. Des attractions grouillent dans la zone. Forêts, cours d’eau, plages, maison coloniale… toutes quasiment inexploitées.

Développement en berne

« Comment voulez-vous découvrir toutes ces merveilles si le minimum d’infrastructures n’existe pas » se plaint un habitant de Sassandra. Dans cette ville, des routes en terre remplacent par endroit le bitume. Aucune industrie, aucune usine. Les jeunes trouvent du travail dans le métier de guide et de pêcheur. Une pêche encore artisanale.

Sassandra 2Au milieu des anciennes bâtisses, on peut apercevoir quelques maisons neuves. Ici, comme à Fresco, il n’y a pas d’établissement financier.

Dans une zone pareille, le tourisme devrait être une source de revenu qui offre de l’emploi aux populations. Hélas !

La ville de San Pedro, elle, peut se réjouit d’avoir un port qui booste l’économique de la ville. Mais le chemin pour y arriver est parsemé de… nids de poule.

L’intérieur de la ville même n’y échappe pas. La poussière est omniprésente. Les routes ont foutu le camp. « La récente visite du Chef de l’État devrait faire changer les choses » espère une habitante de la ville.

Il faut donc exploiter les ressources touristiques d’une telle région en évitant aussi de détruire la beauté naturelle de celle-ci. Sassandra tout comme la ville de Fresco peuvent attirer des nombreuses devises si des programmes estivaux (comme on le fait dans certaines villes du sud. Popo carnal de Bonoua, ou la fête de l’abissa à Bassam) y étaient organisés.

Aujourd’hui il faut repenser le développement du tourisme interne. Tout le monde veut découvrir les grandes métropoles occidentales. Mais il ne faut pas oublier que nous avons aussi de la matière à (re)vendre. Les Ivoiriens ont intérêt à venir découvrir ce que certains viennent depuis des contrées pour voir. C’est aux autorités de frayer le chemin qui mène vers ce tourisme intérieur.

Texte & Photos : Jacques Kouao.

Votez pour Hello Afrika à The Bobs 2015

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